
Tech • IA • Robotique • Jeu
Anthony Bourbon a promu une stratégie d’investissement dans les startups à haut risque et diversifiée, centrée sur des portefeuilles en phase seed, en soutenant qu’une large exposition à des entreprises très jeunes offre la meilleure chance de capter de rares rendements exceptionnels.
Le message central était que choisir une seule startup au stade seed est généralement une mauvaise stratégie, car le risque d’échec est élevé même lorsque le marché et les fondateurs paraissent solides. L’approche privilégiée était un modèle de portefeuille présenté comme un investissement dans 50 startups à la fois via une allocation unique, la diversification servant à réduire l’impact des pertes inévitables tout en conservant une exposition aux grands gagnants.
L’investissement en startup a été présenté à plusieurs reprises comme risqué, avec des avertissements clairs: les investisseurs peuvent perdre tout ou partie de leur capital et ne doivent pas engager d’argent qui fragiliserait leur situation financière. Le discours visait aussi les personnes qui ne sont pas prêtes à investir immédiatement, en présentant l’éducation à la finance startup comme une préparation utile sur les 3 à 5 prochaines années, et non comme une voie garantie vers un enrichissement rapide.
La stratégie la plus agressive se concentrait sur les tout premiers tours de financement, en particulier pre-seed et seed, où les valorisations sont faibles et les multiples de rendement potentiels les plus élevés. Les tours plus tardifs comme la Series A, la Series B et le pre-IPO étaient présentés comme moins risqués, mais aussi moins explosifs en potentiel de hausse, créant un arbitrage entre sécurité et rendement potentiel.
Pour illustrer l’asymétrie propre au capital-risque, Airbnb a été cité comme un exemple classique de réussite au stade seed. Avec une valorisation de 2,4 millions de dollars, un investissement hypothétique de 1 000 € au stade seed était présenté comme pouvant produire un rendement théorique d’environ 33 000 fois, soit près de 33 millions d’euros, sur la base d’une valorisation ultérieure de 81 milliards de dollars. La même entreprise au stade Series A, alors valorisée autour de 70 millions de dollars, aurait encore généré un gain énorme, mais très inférieur au multiple du seed.
La thèse d’investissement favorisait nettement les États-Unis, surtout San Francisco et New York, au motif que la densité de grandes startups y dépasse largement celle de l’Europe. San Francisco seule était décrite comme comptant plus de licornes que toute l’Europe réunie, ce qui renforçait l’idée que les meilleures opportunités de venture restent concentrées sur le marché américain.
Plusieurs secteurs ont été mis en avant comme susceptibles de générer de solides gains à long terme, notamment l’intelligence artificielle, la robotique, les technologies quantiques et la défense. L’argument était que ce qui paraît plus tard relever de la chance correspond souvent à un positionnement précoce sur des thèmes de croissance structurelle avant que le marché ne les valorise pleinement.
Le modèle commercial plus large repose sur l’agrégation: plus il y a de membres, plus les tickets combinés sont importants et plus l’accès aux allocations de startups recherchées est fort. L’idée avancée était que passer de quelques centaines de milliers d’euros à 5 millions d’euros de capital déployable change les interlocuteurs qui acceptent des rendez-vous, en particulier parmi les meilleurs fondateurs et les réseaux de venture américains, faisant de la taille un avantage stratégique en soi.
Le réseau à l’origine de l’offre d’investissement a indiqué avoir mobilisé 70 personnes pour préparer l’événement et a déclaré plus de 350 000 vues en replay pour les deux premières sessions. L’adhésion était proposée à 1 500 €, avec événements inclus et communautés locales dans 22 régions. L’âge moyen des membres était annoncé à 35 ans, et les membres de longue date étaient censés bénéficier d’un accès prioritaire aux allocations.
Concernant la sélection de startups déjà réalisée, le groupe a affirmé avoir effectué environ 350 investissements et que seuls deux avaient échoué jusqu’à présent, tout en reconnaissant que davantage de pertes sont probables avec le temps. Ce chiffre servait à défendre l’idée de portefeuilles larges plutôt que de paris concentrés, ainsi que l’affirmation selon laquelle les résultats du venture sont dictés par les mathématiques et les rendements de type loi de puissance.
Une session en direct a été annoncée pour le soir suivant, avec un investissement direct de 500 000 € et des engagements supplémentaires de membres, apparemment de plusieurs millions d’euros. La démonstration était présentée comme une explication pratique de la manière dont l’investissement startup peut être exécuté rapidement une fois l’accès et l’allocation obtenus.
Le discours combinait la logique du capital-risque, des opinions macroéconomiques offensives et une plateforme d’investissement fondée sur l’adhésion pour soutenir que les investisseurs individuels devraient rechercher une exposition diversifiée à des startups à forte croissance, principalement tirées par les États-Unis. Le pari central est que quelques gagnants exceptionnels peuvent compenser de nombreux échecs si l’accès, la taille et le timing sont réunis.
Poser une question