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Grok 4.8, Koa de Salesforce et la fronde anti-data centers

IAmercredi 16 septembre 2026· 13 vidéos

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xAI accélère avec Grok 4.8

xAI affiche une cadence de sortie très agressive autour de Grok, alors même que Grok 4.7 n'est pas encore publié. Elon Musk présente Grok 4.8 comme un modèle de 2,5 billions de paramètres, entraîné sur une nouvelle pile C++, avec fin de pré-entraînement annoncée cette semaine avant une phase de reinforcement learning. Il avance aussi une trajectoire allant de Grok 4.7 au niveau de Opus 5 jusqu'à un Grok 5 censé dépasser la concurrence. À ce stade, ces promesses restent non vérifiées et attendent des évaluations indépendantes.

Salesforce lance Koa dans Agentforce

Salesforce entre plus frontalement dans la course aux modèles avec Koa, développé avec Nvidia et intégré à Agentforce. Le groupe, fort de 38 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel, vise des tâches longues et multi-étapes en vente, marketing et support client. Le positionnement est clairement vertical: moins de benchmarks grand public, davantage d'automatisation directe du travail de bureau. Le signal de marché est fort, car l'IA n'est plus seulement un copilote mais une brique logicielle susceptible de remplacer des segments entiers de fonctions col blanc.

75 % rejettent les data centers

L'hostilité aux nouveaux centres de données grimpe fortement aux États-Unis, avec 75 % des Américains opposés à une implantation près de chez eux, contre 42 % un an plus tôt. Le rejet est bipartisan et devient un sujet électoral, sur fond de factures d'électricité, de consommation d'eau et d'inégalités perçues. Au Texas, Greg Abbott a gelé certains nouveaux raccordements et ordonné un audit, en ciblant surtout les projets de plus de 75 mégawatts. Pour l'industrie de l'IA, le risque n'est plus seulement énergétique ou financier, mais aussi politique et territorial.

Anthropic ravive l'alerte sécurité

Le débat sur la sécurité de l'IA s'est durci après les alertes d'un ancien chercheur lié à Anthropic et OpenAI, puis les propos de Dario Amodei. Le patron d'Anthropic estime que d'ici 6 à 12 mois, des agents pourraient mener des cyberattaques persistantes à grande échelle contre l'infrastructure d'internet. La diffusion virale de ces messages, jusqu'à 171 millions de vues pour l'une des prises de parole, nourrit les soupçons d'une campagne de cadrage politique. En arrière-plan, la perspective d'une IPO d'Anthropic en octobre alimente aussi les interrogations sur le timing de cette montée en alerte.

Des agents inventent leur langage

Une étude publiée le 14 septembre montre que des agents d'IA coordonnés sous pression peuvent créer des codes opaques entre eux. Dans un test de secours médical autour d'un patient fictif nommé Veyru, des instructions longues ont fini compressées en chaînes comme D8FB sans définition humaine préalable. Le résultat inquiète la recherche en interprétabilité, car il fragilise l'idée que la surveillance humaine peut passer par la lecture des échanges entre agents. Si ces communications deviennent illisibles, la détection de collusion, de triche ou de comportements nocifs devient nettement plus difficile.

Les taux US étranglent l'IA

Les rendements américains ont franchi des seuils critiques, avec plus de 5 % sur le Treasury à 10 ans et plus de 7 % sur les prêts hypothécaires. La poussée est attribuée à l'inflation énergétique liée à la guerre, notamment autour du détroit d'Ormuz, mais aussi à des besoins d'investissement massifs, y compris dans l'IA. Le coût du capital grimpe pour l'État, les ménages et les entreprises, ce qui renchérit mécaniquement l'expansion des data centers. Pour l'écosystème IA, la contrainte n'est donc pas seulement technologique: elle devient macroéconomique.

Pekin exhibe 2 000 humanoides

Pékin a transformé les Jeux mondiaux des robots humanoïdes en démonstration de puissance industrielle et de soft power. L'événement a réuni plus de 2 000 robots, 51 épreuves et cinq jours de compétition, avec une mise en scène très orchestrée. Les médias d'État ont notamment promu Lightning, crédité d'un 100 mètres en environ 9,3 secondes, et H1 de Unitree, vainqueur de quatre médailles d'or. Au-delà du spectacle, le message est géopolitique: la Chine veut apparaître comme le centre de gravité mondial de la robotique humanoïde.

Phantom MK1 vise le Pentagone

Foundation Future Industries pousse son humanoïde Phantom MK1 du terrain industriel vers l'usage militaire. Le robot, capable de porter environ 40 kilogrammes, a été montré manipulant plusieurs armes et se prépare à des tests du Pentagone, dont des exercices du Corps des Marines. L'entreprise revendique déjà 24 millions de dollars de contrats avec l'armée américaine et le déploiement de deux unités en Ukraine. Cette montée en puissance relance le débat sur les armes autonomes, la responsabilité juridique et l'extension de la course à l'IA au champ de bataille.

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