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OpenAI a fait des Dots la pièce centrale de sa nouvelle stratégie agentique, avec des agents persistants capables d'agir en arrière-plan depuis leur propre ordinateur cloud. Reliés à plus de 4 000 applications via plugins, ils peuvent surveiller des conditions, déclencher des tâches et revenir vers l'utilisateur uniquement au moment des arbitrages. Le produit marque un basculement du chatbot réactif vers le collègue numérique toujours actif. L'enjeu est autant logiciel qu'économique: héberger l'exécution, la mémoire et le contexte dans le cloud du fournisseur.
GPT-6.1 Sol s'impose comme la grande offensive tarifaire d'OpenAI, avec un prix de 2 $ par million de tokens en entrée et 10 $ en sortie, contre 10 $ et 50 $ pour GPT-6 Astra. Le modèle est présenté comme proche d'Astra et d'Opus 5.5 sur plusieurs tâches professionnelles, tout en consommant bien moins de tokens pour un travail comparable. Sur Terminal Bench Science, il serait à 57 % pour 5,47 $ par tâche, face à 68,1 % pour 23,80 $ pour Astra. Cette compression du coût renforce l'idée que le milieu de gamme devient suffisant pour une large part des usages avancés.
ChatGPT Space transforme ChatGPT en espace de travail partagé avec pages, sous-pages, fichiers, tableaux de bord et assistant flottant. Disponible pour les offres Pro, Business et Enterprise, il rapproche notes, projets, agents et outils de code dans une même interface web, desktop et mobile. Le produit vise à ancrer le travail collaboratif directement chez OpenAI plutôt que dans des suites tierces. Avec Space et les Dots, le groupe vend désormais à la fois l'interface de travail et la puissance de calcul qui l'alimente.
Google DeepMind a ouvert en diffusion limitée Gemini 4 Argon, d'abord réservé à des partenaires cybersécurité et à des testeurs du programme Fairwind. Son prix de lancement, 2 $ par million de tokens d'entrée et 10 $ en sortie, l'aligne frontalement sur GPT-6.1 Sol, avant une hausse prévue à 4 $ et 20 $. La rupture technique la plus notable est une sortie maximale portée de 64 000 à 1 million de tokens. Ce plafond pourrait favoriser les workflows longs, multimodaux et agentiques où la durée de génération devient aussi importante que la qualité brute.
Un dîner et une cérémonie à la Maison-Blanche ont réuni OpenAI, Anthropic, Google, Meta, xAI, Nvidia et Microsoft autour d'un nouvel accord de gouvernance. Le texte prévoit quatre engagements: contrôles internes sur les capacités et l'alignement, pouvoir de vérification interne, audits externes et comité indépendant de supervision. En parallèle, Washington examine plus ouvertement l'idée de restreindre les modèles open source ou à poids ouverts dans les 6 à 12 prochains mois. La cybersécurité apparaît comme l'argument central de ce durcissement possible.
Meta a lancé Mus aux États-Unis et au Canada le 8 septembre, avec une montée rapide jusqu'au sommet gratuit de l'App Store américain le 18 septembre, devant ChatGPT. L'agent va au-delà du chat en se connectant aux e-mails, calendriers et comptes bancaires pour réserver, acheter, appeler et gérer des tâches administratives. Après une phase gratuite, les tarifs évoqués vont d'environ 20 à 100 dollars par mois. Son adoption rapide ravive les questions sur l'accès à des données sensibles, le consentement et la régulation des agents grand public.
OpenAI et Anthropic ont tous deux repoussé leurs projets boursiers, signe d'un climat plus prudent autour de la finance de l'IA. Anthropic aurait décalé son calendrier d'octobre à novembre, tandis que Sam Altman a écarté toute introduction en Bourse d'OpenAI cette année. Les pertes, la gouvernance et la crainte d'une bulle pèsent sur le marché, malgré des ambitions de valorisation colossales. Ce coup de frein intervient aussi sur fond d'alertes publiques croissantes concernant la sécurité et l'alignement des modèles avancés.
Gemini Notebook, nouveau nom de NotebookLM, se positionne comme un espace de recherche gratuit centré sur les sources. Le service, accessible sur notebook.google.com, combine bibliothèque documentaire, chat avec citations et panneau Studio pour produire infographies, présentations, aperçus audio et quiz. L'approche met l'accent sur des réponses adossées aux documents choisis par l'utilisateur plutôt qu'à une connaissance web générale. Face aux espaces de travail d'OpenAI, Google avance ainsi une alternative orientée étude, synthèse et production documentée.