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SpaceX engrange 4,4 milliards de dollars de profit trimestriel grâce à l’IA
Le deuxième trimestre publié par SpaceX depuis son introduction en Bourse transforme le récit financier de l’entreprise: le chiffre d’affaires du troisième trimestre a bondi de 161% à 14,6 milliards de dollars, le bénéfice net a atteint 4,4 milliards, et l’activité IA a dépassé Starlink en revenus malgré près de 20 milliards de dollars de dépenses d’investissement.

Un bénéfice qui change la lecture de SpaceX
SpaceX vient de publier un trimestre qui oblige le marché à revoir sa définition de l’entreprise. Pour les trois mois clos le 30 septembre 2026, le chiffre d’affaires a atteint 14,575 milliards de dollars, en hausse de 161% par rapport aux 5,576 milliards enregistrés un an plus tôt, tandis que le bénéfice net est passé à 4,404 milliards de dollars après une perte de 1,054 milliard au troisième trimestre 2025 . Le bénéfice dilué par action ressort à 0,35 dollar, et plusieurs articles ont présenté ce résultat comme le premier bénéfice de SpaceX depuis son entrée en Bourse en juin .
Le chiffre est spectaculaire, mais son contexte l’est encore plus. SpaceX est devenue profitable alors qu’elle dépensait massivement. Les dépenses d’investissement ont atteint 19,59 milliards de dollars sur le trimestre, principalement pour les capacités de calcul en intelligence artificielle et les grands centres de données . Dans une lecture industrielle classique, un tel niveau de capex devrait peser lourdement sur les marges. Ici, il accompagne au contraire un basculement en bénéfice net.
C’est pourquoi le trimestre ne se résume pas à une entreprise spatiale qui devient rentable. Il marque le moment où SpaceX se présente, et commence à être valorisée, comme une plateforme intégrée mêlant fusées, satellites, connectivité, énergie, centres de données et calcul IA.
L’IA dépasse le statut de pari secondaire
La ligne la plus importante du communiqué concerne la répartition des revenus. L’activité d’intelligence artificielle, désormais appelée “Super Intelligence” dans les comptes de SpaceX, a généré 7,56 milliards de dollars de chiffre d’affaires au troisième trimestre, contre 2,561 milliards au deuxième trimestre et 813 millions un an plus tôt . Elle dépasse donc l’activité Connectivity, qui inclut Starlink et affiche 5,248 milliards de dollars de revenus .
C’est le basculement central. Starlink reste essentiel sur le plan stratégique et très rentable, mais la croissance la plus visible vient désormais du calcul. Fortune a rapporté que les revenus de Super Intelligence ont dépassé les attentes des analystes, fixées à 6,47 milliards de dollars, et ont presque triplé par rapport au trimestre précédent; l’activité Connectivity a atteint 5,25 milliards de dollars et l’activité Space 1,77 milliard . Axios a également souligné que les trois divisions ont dépassé les attentes du consensus S&P Capital IQ .
L’IA n’est toutefois pas encore le principal moteur de bénéfice opérationnel. Super Intelligence a dégagé 431 millions de dollars de résultat opérationnel, tandis que Connectivity a produit 2,37 milliards de dollars de résultat opérationnel . La nuance est importante: l’IA porte désormais le récit de croissance, mais Starlink reste le centre de profit le plus solide.
Selon SpaceX, l’accélération de Super Intelligence vient de nouveaux contrats de services cloud, de l’acquisition de Cursor et de l’adoption croissante de Grok par les entreprises et les consommateurs . SpaceX a finalisé l’acquisition de Cursor le 14 août 2026 sur la base d’une valeur implicite de 60 milliards de dollars, et Cursor a contribué 608 millions de dollars de revenus entre la clôture de l’opération et la fin du trimestre . Le trimestre combine donc expansion organique et effet d’acquisition.
Le prix du surcadencement orbital
La face moins visible de cette performance est son coût. Les dépenses d’investissement totales de SpaceX, à 19,59 milliards de dollars, sont en forte hausse par rapport aux 6,88 milliards de dollars de l’an dernier, selon Axios, et le tableau sectoriel de la société indique que Super Intelligence représente à elle seule 16,444 milliards de dollars de capex . TechCrunch rapporte que ces dépenses financent notamment Colossus II, Starship et l’infrastructure nécessaire aux nouveaux satellites Starlink ainsi qu’aux futurs centres de données orbitaux .
C’est là que se situe le vrai débat pour les investisseurs. Si SpaceX parvient à transformer rapidement cette capacité de calcul en contrats cloud rentables, le capex ressemble à une prise de position précoce sur une ressource rare. Si la demande ralentit, si les prix baissent ou si l’électricité et le refroidissement deviennent des goulets d’étranglement, ces mêmes dépenses peuvent devenir un risque.
La direction défend clairement la première interprétation. SpaceX a indiqué que sa capacité de calcul nominale atteignait 1,7 gigawatt au 30 septembre, contre 1,4 gigawatt au 30 juin et 0,6 gigawatt un an plus tôt . La société affirme aussi poursuivre le déploiement de COLOSSUS II et avoir signé de nouveaux contrats de services cloud pendant le trimestre . Le message est simple: la contrainte ne serait pas la demande, mais la vitesse à laquelle SpaceX peut construire l’infrastructure.
TechCrunch rapporte que le directeur financier Bret Johnsen prévoit 35 à 40 milliards de dollars de nouveaux investissements au quatrième trimestre . Autrement dit, les 19,6 milliards du troisième trimestre pourraient ne pas représenter un sommet. Ils pourraient n’être qu’une étape dans la nouvelle proposition de SpaceX: non plus seulement fournir Internet depuis l’orbite, mais bâtir une infrastructure de calcul intégrée à l’échelle planétaire.
Starlink reste le socle de rentabilité
Le succès de l’IA ne doit pas masquer la vigueur de Starlink. Les revenus de Connectivity se sont élevés à 5,248 milliards de dollars au troisième trimestre, contre 4,291 milliards au deuxième trimestre et 3,097 milliards un an plus tôt . Son résultat opérationnel atteint 2,369 milliards de dollars, soit bien davantage que celui de Super Intelligence .
L’Associated Press résume bien l’équilibre: l’IA est devenue la première activité de SpaceX par le chiffre d’affaires au troisième trimestre, mais Starlink reste le plus gros contributeur au profit . C’est précisément ce qui rend le trimestre intéressant. L’IA change l’histoire de valorisation; Starlink assure encore la qualité des résultats.
Le Los Angeles Times rapporte que Starlink a ajouté 1,6 million d’abonnés particuliers sur la période et que le service est disponible dans 174 marchés, avec près de 14 millions de clients . Le même article indique que SpaceX compte 22 millions d’utilisateurs mobiles dans le monde, soit 37% de plus qu’au deuxième trimestre . La connectivité continue donc de croître au moment même où les investisseurs regardent ailleurs.
L’espace reste la base physique du modèle
La division Space est plus petite en revenus, mais elle demeure indispensable. Elle a généré 1,767 milliard de dollars au troisième trimestre, contre 962 millions au deuxième trimestre et 1,666 milliard un an plus tôt . Le Los Angeles Times rapporte que SpaceX a effectué 35 lancements durant le trimestre, dont 21 missions consacrées à l’envoi de satellites Starlink .
La société a aussi mis en avant sa première mission Starship génératrice de revenus, qui a livré 26 satellites Starlink V3 et ajouté une capacité descendante équivalente à environ dix lancements Starlink par Falcon 9 . Ce détail est essentiel. Si Starship devient rapidement réutilisable, l’économie de Starlink, des centres de données orbitaux et du calcul spatial change profondément. Si ce n’est pas le cas, le plan d’investissement sera plus difficile à défendre.
Ce que Wall Street achète vraiment
La réaction du marché a montré du soulagement, mais aussi de la prudence. L’Associated Press a rapporté une hausse de 7,5% de l’action en après-Bourse, tout en rappelant que le titre avait été sous pression en raison des inquiétudes liées aux dépenses dans l’IA et les grands projets . Axios estime la capitalisation boursière de SpaceX à environ 2.000 milliards de dollars et la décrit comme l’une des entreprises les plus puissantes de l’économie de l’IA .
Cette valorisation repose désormais sur une idée plus large que la domination des lancements. Les investisseurs sont invités à valoriser SpaceX comme un empilement rare: fusées, satellites, spectre, abonnés haut débit, modèles IA, contrats cloud, centres de données, ingénierie énergétique et, à terme, infrastructure orbitale. Le trimestre rend cette thèse plus crédible.
Il reste une différence entre crédibilité et certitude. SpaceX est bénéficiaire ce trimestre, mais elle finance encore une expansion gigantesque. Son propre compte de résultat montre que les neuf premiers mois de 2026 affichent toujours une perte nette de 413 millions de dollars malgré le bénéfice du troisième trimestre . La société a prouvé que le modèle peut générer des profits trimestriels. Elle doit encore prouver qu’il peut croître sans absorber des montants extraordinaires de capital.
Pour l’instant, Wall Street a obtenu le signal qu’elle attendait. SpaceX a gagné 4,4 milliards de dollars en un trimestre, l’IA a dépassé Starlink en revenus, et la capacité de calcul devient aussi importante que les pas de tir dans l’histoire boursière de l’entreprise. Les investisseurs étaient venus pour les fusées réutilisables; ils découvrent le surcadencement propulsé par moteurs-fusées.
Sources des dernières 72 heures
- [1]SpaceX Reports Third Quarter 2026 Results20 oct. 2026, 22:30
- [2]SpaceX posts first operating profit as public company as AI revenue nearly triples to $7.6 billion—cruising past Starlink20 oct. 2026, 22:32
- [3]SpaceX earnings soar past expectations20 oct. 2026, 22:34
- [4]SpaceX’s AI business is beating expectations20 oct. 2026, 22:40
- [5]SpaceX touts possible Tesla merger after profits soar21 oct. 2026, 01:31
- [6]Elon Musk's SpaceX reports a profit and he hints at a possible merger with Tesla20 oct. 2026, 22:49
Article généré par IA à partir d’une recherche web récente, puis conservé comme instantané éditorial daté.

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