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Le remake de Zelda séduit déjà avant le retour d’Ocarina of Time sur Switch 2

Le remake Switch 2 de The Legend of Zelda: Ocarina of Time sort le 5 novembre avec un accueil critique déjà exceptionnel. Les premiers tests saluent une refonte visuelle spectaculaire, des commandes modernisées et des améliorations de confort bien ciblées, tout en reprochant à Nintendo d’avoir parfois préféré la révérence au vrai risque.

Généré le 4 novembre 2026 à 18:20≈ 6 min de lecture
Illustration générée par IA

Un monument revient avec une pression immense

Avant même que le grand public ne retourne à Hyrule, The Legend of Zelda: Ocarina of Time a franchi l’épreuve la plus dangereuse pour tout remake d’un jeu sacré: convaincre que la magie n’a pas été abîmée. La version Switch 2 sort le 5 novembre 2026 en exclusivité sur la nouvelle console de Nintendo, et les premiers tests publiés le 4 novembre la présentent déjà comme un événement critique majeur .

L’enjeu était colossal. L’original Nintendo 64 de 1998 reste l’un des piliers du jeu d’aventure en 3D, tandis que la version 3DS de 2011 avait déjà corrigé plusieurs aspérités célèbres sans toucher à l’architecture profonde du jeu. Nintendo devait donc avancer sur une ligne très fine: moderniser assez pour 2026, mais pas au point de transformer Hyrule en un autre monde. Selon les premiers retours, l’équilibre est largement réussi.

Famitsu a ouvert le bal avec une note de 37/40, issue de quatre avis individuels de 10, 9, 9 et 9 . Ce n’est pas le 40/40 historique obtenu par la version Nintendo 64, mais c’est le même total que la version 3DS, et cela place d’emblée le remake dans une zone de forte approbation . Le signal est important: les réserves ne décrivent pas un remake raté, mais interrogent plutôt la capacité d’une structure vieille de 28 ans à produire encore le même choc qu’en 1998.

Une peau neuve, une âme ancienne

L’entretien officiel publié par Nintendo éclaire la philosophie du projet. Les développeurs expliquent que, 28 ans après la sortie originale, il ne s’agissait pas simplement de porter le code existant, mais de reconstruire le jeu depuis zéro tout en comparant constamment chaque élément avec la version Nintendo 64 pour éviter de créer une œuvre trop différente . Cette méthode résume l’accueil critique: les testeurs découvrent un jeu visuellement transformé, mais spirituellement fidèle.

Le test de Nintendo Life illustre bien ce paradoxe. Le site décrit les premiers pas dans la plaine d’Hyrule comme une expérience révélatrice, salue les graphismes, les commandes modernisées et la bande-son retravaillée, tout en rappelant que le cœur du jeu reste fondamentalement le même . Ce n’est donc pas une relecture radicale façon Final Fantasy VII Remake, où l’œuvre originale devient le point de départ d’un autre système narratif et ludique. C’est une reconstruction qui cherche à rendre un souvenir jouable aujourd’hui sans le figer dans un musée.

Le changement le plus spectaculaire reste évidemment Hyrule. Kokiri, la place du marché, le domaine Zora et les temples gagnent en densité, en matière et en lisibilité. Nintendo Life va jusqu’à parler de l’œuvre la plus impressionnante visuellement jamais produite par Nintendo, tout en signalant quelques compromis, notamment des éléments lointains trop lissés et une image parfois moins nette en mode portable . Ces nuances rendent l’éloge plus crédible: l’enthousiasme n’efface pas les limites techniques.

Des contrôles pensés pour les joueurs de 2026

Le deuxième pilier de l’accueil positif concerne les commandes. Nintendo explique avoir supprimé le saut automatique de l’original au profit d’un bouton de saut, car les joueurs habitués aux Zelda modernes auraient pu trouver l’ancien système arbitraire . Ce changement, apparemment simple, a obligé l’équipe à revoir l’environnement, car donner au joueur la possibilité de sauter librement multiplie les comportements possibles .

Le remake ajoute aussi une caméra libre, une course, des attaques sautées repensées, une meilleure gestion des objets et plusieurs ajustements destinés à rendre les donjons plus lisibles . TechRadar souligne que le retour à la forêt Kokiri donne immédiatement une sensation de libération, notamment grâce à des déplacements, une caméra et des combats moins contraints que dans la version originale . Autrement dit, Link n’a pas seulement gagné des textures plus fines. Il se déplace dans un Hyrule qui ne demande plus aux joueurs de pardonner les conventions de 1998.

Ce point est essentiel pour les nouveaux venus. Ocarina of Time a inventé ou consolidé tellement de règles du jeu d’aventure en 3D que certains joueurs modernes peuvent l’admirer historiquement tout en le trouvant raide. La version Switch 2 semble vouloir résoudre ce paradoxe: permettre de comprendre pourquoi le jeu a marqué son époque sans imposer tous les frottements de son époque.

Le Temple de l’Eau reste mythique, mais moins hostile

Le Temple de l’Eau ne pouvait évidemment pas échapper à la discussion. Dans l’entretien de Nintendo, Eiji Aonuma explique avec humour qu’il avait un “devoir en retard” concernant ce donjon qu’il avait créé 28 ans plus tôt, et l’équipe confirme avoir facilité les changements d’objets tout en remplaçant certains murs confus par des structures en treillis pour aider les joueurs à mieux lire l’espace . Nintendo Life précise que les Bottes de Fer sont désormais assignées à la croix directionnelle, ce qui évite de repasser constamment par le menu comme sur Nintendo 64 .

Cela ne signifie pas que le Temple de l’Eau devient une promenade assistée. L’idée est plus fine: conserver sa réputation, mais retirer la friction inutile. Le donjon peut rester le “vrai boss” d’Hyrule sans redevenir un test d’endurance d’interface. Ce compromis résume très bien la réussite critique du remake.

“Pas définitif” ne veut pas dire décevant

Les reproches formulés par les critiques suivent une ligne assez claire. Nintendo Life attribue 9/10 au jeu, le qualifie de remake remarquable et incontournable, mais estime que l’absence du Master Quest l’empêche d’être la version définitive . TechRadar loue la beauté et l’intelligence des ajustements, tout en notant que la difficulté n’est pas le point fort de cette version et que certaines améliorations rendent l’aventure plus facile . GamesRadar se montre encore plus enthousiaste, parlant d’un remake ambitieux qui donne l’impression de rentrer chez soi dans une maison entièrement rénovée, mais relève lui aussi l’absence du Master Quest .

Ces critiques sont révélatrices, car elles ne reprochent pas au remake de trahir Ocarina of Time. Elles ciblent plutôt ce que Nintendo n’a pas ajouté. Pas de Master Quest, peu de vraies surprises pour les vétérans, une approche globalement prudente: voilà les réserves qui reviennent. Pour le remake d’un jeu aussi vénéré, être “trop respectueux” est presque le défaut le plus prévisible.

Un lancement qui tombe à point pour la Switch 2

Le tableau général reste extrêmement favorable. Le récapitulatif de Vice indique que le remake est actuellement le jeu le mieux noté de 2026 sur Metacritic, avec 80 critiques recensées au moment de la publication et un accueil massivement positif avant la sortie . Game*Spark rapporte de son côté un Metascore de 96 et précise que le jeu occupe alors la première place du classement Metacritic 2026 .

Pour Nintendo, c’est exactement le type de lancement dont la Switch 2 a besoin. Ocarina of Time n’est pas seulement un jeu de prestige: c’est une démonstration matérielle. Le remake montre que la nouvelle console peut transformer un classique fondateur avec une présentation plus cinématographique, une fluidité ambitieuse, une bande-son enrichie et des commandes capables de parler aux joueurs élevés avec Breath of the Wild et Tears of the Kingdom.

L’accueil initial ne fixe pas encore la place définitive de cette version dans l’histoire de Zelda. Les joueurs devront juger eux-mêmes la performance en mode portable, la limite d’un seul fichier de sauvegarde manuel, l’absence de mode plus difficile et la manière dont le rythme de 1998 respire en 2026. Mais le premier verdict est net: Link a changé de texture, Hyrule a changé d’échelle, et le remake le plus surveillé de Nintendo arrive avec sa légende presque intacte.

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  7. [7]The Legend of Zelda: Ocarina of Time Review (Switch 2)4 nov. 2026, 01:00

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