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La fusée la plus puissante se prépare à son test le plus risqué

Starship de SpaceX, décrite dans des articles récents comme la fusée la plus grande et la plus puissante du monde, a terminé une répétition générale avant le vol 14, une mission qui doit tenter pour la première fois de placer le véhicule en orbite, de déployer des satellites Starlink V3 et de tester le retour contrôlé de ses deux étages.

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Généré le 27 septembre 2026 à 10:48 UTC1643 motsSource originale — cnn.com

Une répétition avant le passage décisif

SpaceX a placé Starship au seuil de son essai le plus important à ce jour: le vol 14, une tentative destinée à faire passer la plus grande et la plus puissante fusée du monde du statut de véhicule d’essai suborbital à celui de système orbital . Le lancement est visé pour le lundi 28 septembre, avec une fenêtre de 75 minutes qui doit s’ouvrir à 8 h 15 EDT, soit 12 h 15 UTC, depuis Starbase, dans le sud du Texas . Dans les derniers jours précédant cette tentative, SpaceX a effectué une répétition générale humide, en chargeant le véhicule avec ses ergols et en déroulant les procédures du jour J sans allumer les moteurs .

Cette répétition est essentielle, car le vol 14 n’est pas seulement une nouvelle expérience à haute altitude. Les précédents vols intégrés de Starship ont suivi des trajectoires suborbitales, tandis que cette mission doit accélérer l’étage supérieur suffisamment pour entrer en orbite terrestre . Si le plan est respecté, le Ship doit effectuer environ six tours de Terre pendant près de dix heures avant de viser un amerrissage dans le Pacifique, à l’ouest du Chili . Le propulseur Super Heavy doit lui aussi se séparer, revenir vers une zone maritime et amerrir dans le golfe du Mexique .

Cette mission concentre donc plusieurs jalons en un seul vol: insertion orbitale, déploiement de satellites, vol prolongé dans l’espace, rentrée atmosphérique et amerrissages contrôlés. C’est ce qui rend l’essai particulièrement risqué. Starship devra accomplir davantage d’actions, pendant plus longtemps, dans un profil beaucoup plus proche d’une mission opérationnelle que lors de tous ses vols précédents.

Ce que SpaceX veut démontrer

L’objectif central est l’orbite. Une fusée peut survivre au décollage, à la séparation des étages et à une phase suborbitale sans avoir encore prouvé qu’elle peut soutenir des opérations spatiales régulières. Le vol 14 doit franchir cette frontière en plaçant Starship sur une trajectoire orbitale d’environ 275 kilomètres d’altitude, selon les données de suivi et les résumés de mission disponibles . Une fois en orbite, le véhicule devrait réaliser environ six révolutions, ce qui constituera un test bien plus long pour ses systèmes thermiques, électriques, de communication et de guidage .

L’enjeu dépasse la seule performance du lancement. SpaceX présente Starship comme un système à deux étages entièrement réutilisable: Super Heavy fournit la poussée initiale, tandis que l’étage supérieur Ship doit transporter des charges utiles ou des équipages, puis revenir pour être réutilisé . Avec environ 124 mètres de hauteur, l’ensemble dépasse largement les dimensions des lanceurs opérationnels classiques et vise à terme le transport lourd, le déploiement de Starlink, les opérations lunaires et, dans la vision de SpaceX, les missions vers Mars .

Le vol 14 doit aussi être la première mission Starship à déployer une véritable charge utile satellitaire sur une orbite basse stable. SpaceX prévoit de libérer 26 satellites Starlink V3 depuis l’étage Ship . Space.com a rapporté que chaque satellite Starlink V3 doit ajouter 1 térabit par seconde de capacité à la constellation, ce qui fait de la mission un test de télécommunications autant qu’un test de lanceur . India Today a également indiqué que ce vol offrirait à SpaceX sa première occasion de tester ces satellites depuis une mission orbitale Starship .

Cette combinaison augmente considérablement les enjeux. Un succès ne montrerait pas seulement que Starship peut atteindre l’orbite; il montrerait que le véhicule peut commencer à y travailler utilement.

Pourquoi le risque est si élevé

Le profil du vol 14 est risqué parce qu’il laisse moins de place au demi-succès que les vols de développement antérieurs. Une mission suborbitale peut fournir des données précieuses même si l’étage supérieur est perdu avant l’amerrissage prévu. Une mission orbitale doit enchaîner beaucoup plus d’étapes: précision du lancement, insertion orbitale, déploiement de charge utile, tenue du véhicule pendant plusieurs heures, manœuvre de désorbitation, rentrée atmosphérique et descente contrôlée. Chaque phase dépend de la précédente.

La géographie de l’essai change également. Les précédentes missions Starship visaient des zones océaniques correspondant à des trajectoires plus courtes, alors que celle-ci doit se terminer par un amerrissage du Ship dans le Pacifique, à l’ouest du Chili, après plusieurs orbites . SpaceX doit donc démontrer non seulement que Starship peut aller plus vite et plus loin, mais aussi qu’il peut revenir de manière prévisible après plusieurs heures dans l’espace.

La tâche du booster est plus courte, mais elle reste délicate. Après la séparation des étages, Super Heavy doit effectuer des manœuvres de retour vers le golfe du Mexique, TechTimes rapportant que son amerrissage est attendu environ sept minutes après le décollage . L’objectif à long terme n’est toutefois pas un simple retour en mer, mais la récupération et la réutilisation. SpaceX veut attraper Super Heavy et Ship grâce aux bras mécaniques de la tour de lancement, souvent surnommés « chopsticks », même si Ship n’a pas encore été capturé par cette tour .

La répétition générale humide a réduit une partie de l’incertitude immédiate en testant l’interaction entre la fusée, les systèmes au sol et les procédures de compte à rebours avec les réservoirs chargés . Mais elle n’a pas testé les moteurs en conditions de vol, la séquence en orbite, le déploiement des satellites ni le retour à grande énergie depuis l’espace. Ce sont ces risques que le vol 14 devra affronter en temps réel.

Une fenêtre de lancement sous tension

Selon les dernières informations disponibles dans la fenêtre de publication récente, le vol 14 est inscrit au 28 septembre, avec une fenêtre allant de 12 h 15 UTC à 13 h 30 UTC . Space.com a indiqué que la retransmission officielle de SpaceX devrait commencer environ 30 minutes avant le décollage et que des jours de secours pourraient être disponibles les 29 et 30 septembre si la première tentative était reportée .

Un calendrier de lancement reste fragile, surtout pour un véhicule en développement. La météo, les systèmes du pas de tir, les capteurs du véhicule, la coordination de la zone de lancement ou les dernières contraintes réglementaires peuvent provoquer un report. La fenêtre de 75 minutes offre une certaine marge, mais pas assez pour absorber n’importe quel incident. Si un problème apparaît tard dans le compte à rebours, SpaceX pourrait choisir de préserver le véhicule et de retenter un autre jour plutôt que de forcer un vol déjà très risqué.

La dimension réglementaire fait aussi partie du sujet. La page de suivi de SpaceLaunchNow indiquait le vol 14 comme « Go for Launch » et mentionnait une mise à jour du 26 septembre selon laquelle une licence de lancement de la FAA avait été obtenue . Plus tôt dans la semaine, certains articles décrivaient encore la date visée comme dépendante de l’approbation réglementaire . Cette évolution est importante, car un vol orbital de Starship soulève des questions de sécurité publique et de rentrée différentes de celles d’un essai suborbital.

Pourquoi ce vol dépasse SpaceX

À première vue, il s’agit d’un test de fusée. Mais l’enjeu plus large concerne la capacité d’accès à l’espace. Si Starship peut atteindre l’orbite, déployer des satellites et, à terme, revenir pour être réutilisé, le véhicule pourrait modifier l’économie et le rythme du transport spatial lourd. Ses dimensions sont au cœur de cette promesse: la configuration Starship V3 est répertoriée à environ 124,4 mètres de long, 9 mètres de diamètre et plus de 5 000 tonnes de masse au lancement . Ces chiffres expliquent pourquoi un seul vol Starship peut déjà être considéré comme un événement industriel majeur.

La charge utile Starlink donne également au vol une dimension commerciale. SpaceX ne prévoit pas seulement d’emporter des masses d’essai ou des expériences internes; elle veut utiliser le vol 14 pour ajouter des satellites de nouvelle génération à sa constellation internet . Si la mission réussit, elle démontrera que Starship peut devenir non seulement une fusée expérimentale, mais aussi une machine de déploiement pour des lots de satellites plus grands et plus performants.

Il existe aussi un enjeu lunaire. India Today a rappelé que la NASA développe avec SpaceX un Human Landing System basé sur Starship pour le programme Artemis . Un véhicule incapable d’atteindre régulièrement l’orbite ne pourrait pas soutenir l’enchaînement de lancements, de ravitaillements et de transferts lunaires prévu par cette architecture. Le vol 14 ne résoudra pas tous ces défis, mais il traite le premier: envoyer le système complet en orbite et le faire revenir sous contrôle.

Le sens du mot « risqué »

Dire qu’il s’agit du test Starship le plus risqué à ce jour ne signifie pas que les vols précédents étaient simples. Cela signifie que le vol 14 est le premier essai dans lequel Starship doit se comporter moins comme un prototype et davantage comme un système de transport. Il doit quitter le pas de tir, séparer ses étages proprement, atteindre l’orbite, fonctionner pendant des heures, déployer des satellites, viser sa rentrée et survivre à l’environnement du retour jusqu’à une zone océanique prévue.

Le risque est aussi symbolique. Starship n’est pas un projet d’ingénierie isolé; il est lié à l’expansion de Starlink, aux plans lunaires de la NASA et à la promesse de réutilisation complète de SpaceX. Un succès validerait des années d’essais itératifs et ferait entrer le programme dans une nouvelle phase. Un échec fournirait probablement des données utiles, mais il retarderait le passage des vols spectaculaires de développement aux missions orbitales opérationnelles.

Pour l’instant, le véhicule a franchi sa dernière répétition visible et attend le compte à rebours décisif. La fusée installée à Starbase ne doit plus seulement voler haut. Elle doit entrer en orbite, livrer une charge utile et revenir de manière prévisible. C’est cette marche qui rend le vol 14 à la fois historique et dangereux.

Développements

  1. La fusée la plus puissante prête pour son test le plus risquéCNN · 27 sept. 2026, 10:30 UTC · 7/10

Sources des dernières 72 heures

  1. [1]SpaceX Starship Flight 14 live updates: Pre-launch wet dress rehearsal underway24 sept. 2026, 13:52 UTC
  2. [2]What time will SpaceX launch its 1st orbital Starship test on Flight 14 on Sept. 28? (Full mission timeline)26 sept. 2026, 00:00 UTC
  3. [3]SpaceX's megarocket Starship completes wet dress rehearsal ahead of Flight 1425 sept. 2026, 07:59 UTC
  4. [4]SpaceX Starship Completes Wet Dress Rehearsal Ahead of First Orbital Flight25 sept. 2026, 06:05 UTC
  5. [5]Starship | Starlink Group 31-1 (Starship Flight 14)26 sept. 2026, 21:07 UTC

Article généré par IA à partir d’une recherche web récente, puis conservé comme instantané éditorial daté.