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SpaceX prépare le premier test orbital de Starship
SpaceX entre dans les dernières heures avant le vol Starship Flight 14, une tentative prévue lundi depuis Starbase, au Texas, qui doit envoyer pour la première fois le système complet Starship-Super Heavy en orbite et déployer 26 satellites Starlink V3.
Un passage décisif à Starbase
SpaceX se prépare à tenter le premier vol orbital de Starship, avec un décollage prévu lundi 28 septembre 2026 pendant une fenêtre de 75 minutes qui doit s’ouvrir à 7 h 15 CDT, 8 h 15 EDT, soit 12 h 15 UTC . La mission, désignée Starship Flight 14 et également présentée dans la couverture du lancement comme Starlink 31-1, doit partir du pas de tir 2 de Starbase, dans le sud du Texas, avec le booster Super Heavy B21 et l’étage supérieur Starship S41 .
L’enjeu est majeur, car les 13 précédents vols intégrés Starship-Super Heavy avaient été volontairement suborbitaux, tandis que ce vol doit donner à l’étage Ship la possibilité d’atteindre une véritable orbite terrestre . Spaceflight Now décrit le véhicule comme une fusée de 124 mètres, soit 407 pieds, prête pour la première tentative orbitale de Starship dans l’histoire du programme . Aviation Week rapporte de son côté que la Federal Aviation Administration a autorisé SpaceX pour les débuts orbitaux du système Starship-Super Heavy après 13 vols suborbitaux .
L’objectif ne consiste donc pas seulement à aller plus haut ou à voler plus longtemps. Flight 14 marque un changement de catégorie: atteindre l’orbite, déployer des charges utiles réelles, recueillir plusieurs heures de données sur le véhicule, exécuter une manœuvre de désorbitation commandée, puis viser un amerrissage contrôlé dans le Pacifique . Si cette séquence réussit, SpaceX aura fait passer Starship d’une série de démonstrations atmosphériques et suborbitales à un régime d’opérations orbitales.
Ce qui a changé pendant le dernier week-end
Le dernier jalon réglementaire est arrivé pendant le week-end. Aviation Week rapporte que la FAA a délivré le 26 septembre une autorisation de licence pour les opérations de lancement et de rentrée de Starship-Super Heavy Flight 14, l’agence ayant confirmé cette autorisation dans une déclaration datée du 27 septembre . Ce point est essentiel, car Flight 14 n’est pas un simple tir supplémentaire depuis Boca Chica: il comprend une rentrée orbitale de l’étage Ship, un profil de risque qui devait être couvert par la licence fédérale.
Une analyse séparée du dossier de la FAA indique que la licence d’opérateur de véhicule SpaceX Starship-Super Heavy, VOL 23-129 Revision 9.0, ajoute un ordre autorisant une rentrée de Starship après Flight 14 depuis l’orbite terrestre vers l’océan Pacifique . Cette même analyse rappelle une limite importante: l’autorisation ne garantit ni l’horaire du lancement, ni l’insertion orbitale, ni le déploiement des satellites, ni la réussite de la désorbitation ou de l’amerrissage . En clair, SpaceX a le feu vert pour tenter la mission, mais chaque étape devra encore être validée en vol.
Les préparatifs se sont poursuivis en parallèle du processus réglementaire. Tesla Oracle rapporte que SpaceX a réalisé le 24 septembre une répétition générale avec remplissage des réservoirs pour Flight 14, en testant le système Starship-Super Heavy entièrement empilé avant la tentative de lancement . Le même média indique que le véhicule a ensuite été désassemblé après cette répétition, puis réassemblé le 26 septembre, laissant Ship 41 et Booster 21 de nouveau réunis sur le pas de tir avant la fenêtre de lundi . Ces opérations tardives correspondent au rythme habituel du programme Starship: utiliser le temps disponible au sol pour répéter, inspecter, corriger et repartir rapidement vers un nouvel essai.
Le profil de vol prévu
Flight 14 commencera comme les précédents essais intégrés de Starship, mais il s’en distinguera après l’ascension. Spaceflight Now rapporte que SpaceX prévoit de surveiller l’état du véhicule pendant la montée et une première phase de vol balistique; si le véhicule est jugé sain, l’étage supérieur Ship 41 devrait rallumer l’un de ses trois moteurs Raptor atmosphériques environ 25 minutes après le décollage afin de relever et circulariser sa trajectoire pour entrer en orbite .
Ce point de décision est central dans la conception de la mission. Aviation Week rapporte que Starship doit d’abord rester sur une trajectoire passivement sûre avant que les contrôleurs de vol ne décident soit de procéder à la circularisation, soit de laisser le véhicule rentrer et amerrir sans devenir orbital . Cette approche prolonge la logique de sécurité publique des précédents essais tout en ouvrant la porte à une mission orbitale complète si les systèmes du véhicule se comportent correctement.
Si Starship atteint l’orbite, la phase de charge utile commencera peu après. Spaceflight Now rapporte que le déploiement des 26 satellites Starlink Version 3 doit débuter environ 34 minutes après le décollage et durer environ 30 minutes, avec une libération depuis S41 à un rythme d’environ un satellite par minute . Aviation Week indique également que Starship doit commencer le déploiement de 26 satellites haut débit Starlink de nouvelle génération environ 10 minutes après avoir atteint l’orbite .
Cela fait de Flight 14 plus qu’un simple essai de lanceur. La mission doit aussi constituer le premier déploiement orbital de charges utiles par Starship. Spaceflight Now rapporte que SpaceX a choisi 26 satellites Starlink V3 pour ce premier déploiement orbital, tout en notant que de futures missions Starship pourraient emporter des lots plus importants de satellites V3 . Trois de ces satellites disposent de capacités d’imagerie supplémentaires pour observer les tuiles du bouclier thermique de Ship pendant le vol .
Des amerrissages, pas des captures
Malgré l’objectif de réutilisation rapide qui structure le programme Starship, Flight 14 ne doit pas tenter de capture spectaculaire par la tour. Spaceflight Now rapporte que SpaceX ne cherchera à récupérer aucun des deux étages lors de cette mission . Le Super Heavy B21 doit réaliser sa séquence de décollage, d’ascension, de séparation, de boostback et de freinage vers une zone offshore dans le golfe, sans retour vers la tour de lancement . L’étage Ship, s’il atteint l’orbite et termine sa phase de croisière, doit se désorbiter puis amerrir dans le Pacifique à l’ouest de l’Amérique du Sud .
Aviation Week rapporte que le plan nominal prévoit environ six tours de Terre à une altitude d’environ 171 miles, puis l’allumage d’un seul moteur Raptor pendant 11 secondes, 8 heures, 52 minutes et 37 secondes après le lancement, afin de quitter l’orbite . Le même article précise que la mission complète doit durer 9 heures et 50 minutes . Spaceflight Now décrit une fin de mission similaire: environ six orbites, une manœuvre de désorbitation de 11 secondes près de neuf heures après le décollage, puis un amerrissage contrôlé environ une heure plus tard .
Le choix de faire amerrir les deux étages souligne le caractère expérimental du vol. L’architecture à long terme de SpaceX repose sur une réutilisation rapide, avec capture par les bras de la tour de lancement, mais la première tentative orbitale de Starship se concentre sur l’ascension, les opérations en orbite, le déploiement de charge utile, la désorbitation contrôlée et la collecte de données sur la protection thermique. Aviation Week rapporte qu’un éventuel objectif de retour de Ship vers la zone de lancement a été repoussé à Flight 15, selon les résultats de Flight 14 .
Pourquoi l’orbite change tout
Starship a déjà volé à plusieurs reprises, mais l’orbite change profondément le problème technique. Un vol suborbital permet de démontrer l’ascension, la séparation, l’entrée contrôlée et l’amerrissage sans imposer une longue phase de croisière orbitale. Un Starship orbital doit montrer qu’il peut rester opérationnel pendant des heures, exécuter des manœuvres précises, déployer des charges utiles, supporter l’environnement spatial et revenir sur commande.
La mise à jour de la licence FAA reflète cette complexité accrue. L’analyse de Tesstudio indique que la Revision 9.0 autorise une rentrée depuis l’orbite terrestre vers le Pacifique pour une seule opération Flight 14 et inclut une exigence de responsabilité financière liée à cette rentrée . Elle souligne aussi que, si un abandon laissait Starship en orbite, le dossier de licence prévoit une couverture prolongée pour ce scénario . Ces éléments montrent pourquoi la mission exigeait davantage qu’une simple annonce de date: l’insertion orbitale crée des responsabilités qui se prolongent bien après le décollage.
La charge utile relie également le développement de Starship au réseau commercial de SpaceX. Flight 14 doit déployer 26 satellites Starlink V3, ce qui en ferait un test de la capacité de Starship à transporter et libérer des engins spatiaux opérationnels, et non seulement des démonstrateurs ou des charges internes . Pour Starlink, Starship ouvre la possibilité de lancer des satellites de nouvelle génération par lots plus importants; pour Starship, Starlink fournit un client interne capable d’alimenter une cadence élevée.
Les enjeux au-delà de lundi
La NASA suivra de près la tentative. Aviation Week rappelle que l’agence a sélectionné SpaceX en 2021 pour transporter des astronautes vers et depuis la surface lunaire dans le cadre du programme Artemis, avec une première mission habitée liée à cet accord prévue au début de 2028 . Le rôle de Starship comme atterrisseur lunaire n’est pas identique à cette mission Starlink orbitale, mais les deux reposent sur la maturation de la même famille de véhicules.
Un Flight 14 réussi ne signifierait pas que Starship est achevé. Il signifierait que SpaceX a démontré une nouvelle phase: lancement complet, insertion orbitale, déploiement de satellites, opérations prolongées dans l’espace, désorbitation volontaire et retour océanique ciblé. Un succès partiel pourrait aussi fournir des données majeures, surtout si le véhicule franchit plusieurs jalons avant un éventuel problème. Un report ou un arrêt de compte à rebours resterait également cohérent avec un programme de développement fondé sur des essais agressifs.
À l’issue des derniers préparatifs, la situation est donc claire mais conditionnelle: SpaceX dispose d’un véhicule empilé, d’une fenêtre lundi matin, d’une autorisation FAA, d’une charge utile réelle et d’un plan de vol ambitieux de près de 10 heures . Il reste maintenant la partie la plus difficile de toute campagne de lancement: transformer l’autorisation, la préparation et l’intention technique en vol réel.
Sources des dernières 72 heures
- [1]Live coverage: SpaceX to launch first Starlink V3 satellites to orbit on Starship28 sept. 2026, 00:00 UTC
- [2]FAA Clears SpaceX For Starship 14 Flight27 sept. 2026, 00:00 UTC
- [3]SpaceX completes Starship Flight 14 launch rehearsal, gets final FAA approval for launch on Monday, more27 sept. 2026, 00:00 UTC
- [4]Verified Brief: FAA Authorizes Starship Flight 14 Orbital Reentry26 sept. 2026, 00:00 UTC
Article généré par IA à partir d’une recherche web récente, puis conservé comme instantané éditorial daté.
