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Construire l’avenir du travail juridique avec l’IA | Max Junestrand, PDG de Legora

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IAOpenAI28 octobre 2026 à 09:453:38
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INTRO

Legora affirme que sa plateforme d’IA réduit les délais de traitement juridique, diminue les coûts de recours aux cabinets externes et libère du temps aux juristes pour des tâches à plus forte valeur ajoutée, alors que les cabinets et les équipes juridiques internes font face à des contraintes chroniques de capacité.

POINTS CLÉS

Un grand client fait état de gains d’efficacité majeurs

Un client du Fortune 100 utilisant Legora a réduit de 90 % le délai de traitement des contrats, diminué de plus de 20 millions de dollars ses coûts externes liés aux contentieux et à la due diligence, et récupéré 9,5 heures par juriste et par semaine pour des tâches à plus forte valeur ajoutée. Ces chiffres sont présentés comme la preuve que l’IA peut transformer les opérations juridiques à grande échelle, et non seulement automatiser des tâches administratives limitées.

La demande juridique dépasse l’offre

Le secteur juridique est décrit comme structurellement limité par l’offre, la demande de services juridiques excédant la capacité disponible. En pratique, cela signifie que certains contrats ne sont pas relus, que certains litiges n’arrivent jamais devant les tribunaux et que certains travaux de due diligence sur des actifs sont repoussés après les décisions d’investissement au lieu d’être réalisés en amont.

Un positionnement comme système d’exploitation du travail juridique

Legora veut devenir la plateforme par défaut des flux de travail juridiques, avec l’ambition affichée que chaque tâche juridique passe par son système. L’argument est que l’IA peut fournir une intelligence juridique à la demande et permettre aux départements juridiques à la fois de protéger l’entreprise et de l’aider à avancer plus vite.

Des agents d’IA sont utilisés pour la première revue et la due diligence

Un cas d’usage central consiste à confier à un agent d’IA une première passe de revue des contrats au lieu de s’appuyer entièrement sur le temps manuel des juristes. Dans des opérations comme les fusions-acquisitions (M&A), la technologie vise aussi à prendre en charge une part plus importante de la due diligence afin que les transactions avancent plus rapidement sans attendre des équipes juridiques déjà surchargées.

Les origines de l’entreprise remontent aux premiers modèles de langage

Le concept initial est né d’expérimentations avec BERT, l’un des premiers modèles de langage de Google. Ces premiers cas d’usage juridiques se sont révélés difficiles à résoudre de manière fiable jusqu’à l’accès à GPT-3.5, présenté comme le moment où le produit a enfin commencé à fonctionner de façon réellement convaincante.

Les modèles d’OpenAI ont été déterminants pour le lancement de l’entreprise

Le fondateur de l’entreprise relie directement sa décision de quitter l’université à l’arrivée de GPT-3.5, qu’il décrit comme un moment technologique fondateur comparable aux débuts d’internet. L’entreprise attribue aussi à OpenAI un rôle central dans son existence, estimant que les améliorations successives des modèles ont sensiblement élargi ce que les produits d’IA juridique peuvent accomplir.

La confiance reste l’enjeu central de l’IA juridique

Dans les services juridiques, la confiance est considérée comme plus importante que l’heure facturable. Le défi commercial pour les fournisseurs d’IA ne se limite donc pas à la rapidité ou aux économies, mais consiste à garantir que les clients n’aient pas l’impression de sacrifier la fiabilité, le jugement professionnel ou la confiance dans les résultats.

L’évolution rapide des modèles façonne la stratégie produit

L’entreprise présente son logiciel comme un véhicule haute performance dont les capacités dépendent fortement de la qualité des modèles d’IA sous-jacents. Cette approche l’a poussée à rester très native IA et à se reconstruire rapidement à mesure que les capacités des modèles progressent, plutôt que de supposer qu’un design produit unique restera optimal longtemps.

La promesse plus large est l’augmentation des professionnels, pas leur remplacement

La thèse générale est que des juristes équipés de bons outils d’IA peuvent accomplir nettement davantage à titre individuel. Plutôt que de présenter la technologie uniquement comme un outil de réduction des coûts, l’entreprise soutient que l’impact le plus important pourrait venir de l’élargissement de l’accès au travail juridique et de la possibilité pour les professionnels de se concentrer sur des tâches complexes et stratégiques.

CONCLUSION

Legora parie que l’IA juridique sera jugée sur des gains mesurables de rapidité, de coût et de productivité des juristes, tandis que la confiance et la précision détermineront si son adoption devient universelle. Si ces conditions sont réunies, les équipes juridiques pourraient traiter bien plus de travail sans augmentation équivalente des effectifs.

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