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Salesforce a présenté Koa, son premier modèle de raisonnement maison, développé avec Nvidia et intégré à Agentforce. Le groupe vise des tâches longues et multi-étapes en vente, marketing et support client, plutôt que des démonstrations de performance sur benchmark. Avec 38 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel, 4 milliards de bénéfice et environ 75 000 salariés, l’éditeur met son poids commercial au service d’une IA directement branchée sur les workflows d’entreprise. Le mouvement confirme le basculement d’outils d’assistance vers des logiciels capables d’exécuter eux-mêmes une part du travail de bureau.
Le positionnement de Koa illustre une nouvelle phase de l’automatisation dans les grandes entreprises. L’enjeu n’est plus seulement d’aider un commercial ou un agent de support à rédiger plus vite, mais de faire tourner des séquences complètes de prospection, d’enrichissement de leads, de campagnes e-mail et de service client. En s’insérant au cœur du CRM et des données métiers, Salesforce cherche à transformer son logiciel en opérateur actif plutôt qu’en simple interface. Cette stratégie accroît la pression sur les fonctions administratives standardisées, déjà fortement structurées dans les suites logicielles.
Pékin a organisé les Jeux mondiaux des robots humanoïdes comme une vitrine de puissance industrielle et technologique. L’événement a réuni plus de 2 000 robots, 51 épreuves et cinq jours de compétition, avec une scénographie conçue pour maximiser l’impact médiatique. Sprints, football, athlétisme et tâches quasi industrielles ont été mobilisés pour montrer l’étendue des capacités des machines. Au-delà du spectacle, l’opération envoie un signal de soft power sur l’ambition chinoise dans la robotique avancée.
Les séquences les plus mises en avant ont concerné Lightning, crédité d’un 100 mètres en environ 9,3 secondes, et H1 de Unitree, annoncé vainqueur de quatre médailles d’or en athlétisme. Ces performances ont servi de vitrine à la rapidité de progression des fabricants chinois. En parallèle, plusieurs images virales ont montré des robots heurtant des barrières ou évacués sur civière, rappelant la fragilité actuelle des systèmes. Le contraste entre records affichés et incidents spectaculaires a nourri autant l’enthousiasme que le scepticisme.
La compétition a été largement dominée par des constructeurs chinois, sans présence européenne notable signalée parmi les concurrents. Cette absence renforce l’idée d’un écosystème national désormais capable de produire, tester et médiatiser ses plateformes humanoïdes à grande échelle. En centralisant l’événement à Pékin, les autorités ont associé politique industrielle, narration nationale et démonstration d’autonomie technologique. Le message adressé à l’étranger est celui d’une filière robotique en voie d’industrialisation rapide.
GrokBot est présenté comme un réseau d’assistants personnels configurés par conversation, chacun avec un nom, un rôle, une description et un avatar. Le cœur du système repose sur une mémoire à long terme, qui conserve le contexte dès les premiers échanges et s’enrichit à mesure que l’utilisateur partage des informations. L’objectif n’est pas un bot unique, mais une constellation d’agents spécialisés pour la maison, la santé, les abonnements ou les loisirs. Cette approche pousse plus loin le modèle d’assistant personnel autonome et persistant.
Un bot spécialisé baptisé Fixer sert de mémoire numérique du logement. Il stocke les détails des appareils, les références de filtres, les couleurs de peinture et les dates d’entretien, souvent à partir de simples photos d’étiquettes ou d’équipements. L’utilisateur peut ensuite demander quel filtre acheter pour un réfrigérateur ou quand un remplacement a eu lieu pour la dernière fois. Avec les autorisations adéquates, le système peut aussi programmer des rappels récurrents et déclencher des achats de remplacement.
Un autre usage met l’accent sur la coordination des soins pour des parents âgés. En se connectant à Gmail et Google Calendar, un assistant peut suivre les rendez-vous médicaux, consolider les informations logistiques et aider à organiser le quotidien familial. Ce type d’intégration montre comment les agents personnels se déplacent du simple chat vers la gestion concrète de tâches sensibles et chronophages. Il soulève aussi des enjeux immédiats de confidentialité, de délégation et de confiance autour des données domestiques et médicales.