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Google a officialisé Gemini 4 Argon, un modèle haut de gamme orienté codage, travail en entreprise et cyberdéfense. Le lancement commence de façon restreinte via Fairwind, avec un accès prioritaire réservé à des équipes de sécurité jugées de confiance. Google met en avant la capacité du système à trouver et corriger de graves vulnérabilités de manière autonome, ce qui justifie une sortie graduelle. Le groupe vise ensuite une extension vers les clients API payants, Google AI Ultra, les entreprises et les développeurs.
Gemini 4 Argon arrive avec une tarification offensive de 2 $ par million de tokens d’entrée et 10 $ par million de tokens de sortie. Les tokens d’entrée mis en cache bénéficient d’une remise de 95 %, soit environ 0,10 $ par million, un signal fort pour les usages à long contexte. Des informations de lancement évoquent une fenêtre de 1 million de tokens, contre 64 000 auparavant sur des itérations plus anciennes. Ce positionnement vise les bases de code massives, les workflows agentiques et les dossiers métier complexes.
OpenAI a lancé Dots, un assistant personnel pensé pour agir de manière proactive plutôt que d’attendre des invites successives. Le produit fonctionne via ChatGPT, mais aussi par SMS, e-mail, Slack et téléphone, avec une exécution des tâches dans le cloud. L’architecture combine Codex, ChatGPT Work, un navigateur cloud et des applications connectées pour déléguer du travail en continu. OpenAI promet des garde-fous d’autorisation et des validations avant les actions sensibles.
OpenAI a aussi présenté ChatGPT Space, un espace de travail collaboratif conçu pour structurer des projets et partager des ressources entre équipes. L’environnement peut agréger sites web, plugins, fonctions MCP et agents dots dans une même interface. Le lancement marque une montée en gamme de ChatGPT vers des usages natifs de coordination, au-delà du simple chat individuel. La facturation des tâches lourdes reste liée aux outils exécutés, tandis que les conversations simples avec un DOT ne consomment pas les quotas standards.
OpenAI pousse aussi une fonction de connexion avec ChatGPT qui permet à des applications tierces d’utiliser l’abonnement du client pour l’inférence. Le modèle réduit la dépendance des développeurs aux clés API et aux lourdes factures d’usage, en déplaçant le coût vers le forfait existant de l’utilisateur. Cette logique de bring your own compute pourrait simplifier la distribution d’outils d’écriture, d’apprentissage ou d’image générative. Pour les petites équipes, c’est potentiellement un changement majeur dans la viabilité économique des applications IA.
Miniax a mis en preview M3.1 Flash, un modèle multimodal présenté comme rapide, peu coûteux et particulièrement efficace pour le code, les interfaces, les jeux et la 3D. Les premiers essais le montrent solide malgré un positionnement de niveau flash, avec un accent mis sur l’usage quotidien plutôt que sur la chasse aux benchmarks absolus. Les tests ont été menés avec max reasoning activé et une fenêtre de contexte de 512K. Miniax a en parallèle ouvert une phase gratuite jusqu’au 7 octobre pour accélérer l’adoption.
Anthropic se rapprocherait d’un lancement de Fable 5.5, évoqué pour la semaine prochaine avec de possibles tests discrets déjà visibles dans Claude et Claude Code. Des indices de routage suggèrent qu’un modèle plus récent que Fable 5.1 pourrait déjà être servi à certains utilisateurs web. Les premières démonstrations relayées mettent en avant de la génération multimédia ambitieuse, dont une séquence animée de 15 secondes produite en environ une heure. Si la sortie se confirme, la pression concurrentielle sur Google et OpenAI pourrait encore monter.
Donald Trump a réuni à la Maison-Blanche plusieurs patrons de l’IA autour d’un cadre politique mis en scène sous le terme de « superintelligence ». Le rebranding cherche à dépasser le label d’IA artificielle pour installer un récit plus ambitieux, avec une forte dimension de compétition stratégique face à la Chine. Mais le contenu du document a été jugé léger par une partie du secteur, tandis que l’examen de la FTC rappelle l’instabilité réglementaire américaine. L’épisode illustre un contraste croissant entre accélération industrielle et gouvernance encore floue.