
Tech • IA • Robotique • Jeu
ChatGPT a atteint 1 milliard d'utilisateurs en quatre ans, contre six ans pour Facebook. Ce rythme alimente l'idée que l'IA n'est plus une simple phase d'engouement. La demande se traduit déjà par des revenus, une expansion des marges et des tensions sur les capacités disponibles. Le phénomène s'impose ainsi comme un moteur économique mesurable, et non plus seulement narratif.
Aux États-Unis, environ un tiers de la récente croissance financière liée aux entreprises est attribué à l'IA ou aux investissements dans l'IA. Ce poids illustre une bascule du marché, où les dépenses technologiques deviennent un facteur direct de performance. Les effets dépassent les éditeurs de logiciels et touchent l'ensemble de la chaîne productive. Pour les investisseurs, le principal risque est désormais de rester simple utilisateur passif.
La chaîne de valeur de l'IA s'étage des applications comme Harvey jusqu'aux fournisseurs de modèles tels que OpenAI et Anthropic. Entre les deux, les opérateurs cloud et neocloud fournissent la puissance de calcul. Cette structure montre que la valeur ne se concentre pas uniquement sur les interfaces grand public. Elle se répartit entre logiciels, modèles, exploitation d'infrastructure et services spécialisés.
Les gains les plus disproportionnés se concentrent chez les fournisseurs d'infrastructure, des fabricants de puces aux opérateurs de centres de données. La montée de l'IA crée des pénuries en puces, en électricité et en capacité de calcul. Les besoins s'étendent aussi aux systèmes de refroidissement, aux baies de serveurs et aux installations énergétiques. Cette pression fait de l'infrastructure un goulot d'étranglement autant qu'un centre de profit.
Au-delà de l'IA, la robotique, l'énergie, la deeptech santé, la défense et l'espace ressortent comme les grands moteurs de création de richesse. Ces secteurs partagent des barrières technologiques élevées et des besoins en capital importants. Ils attirent l'attention parce qu'ils combinent innovation, souveraineté et demande structurelle. Le message de fond est clair: les prochains leaders pourraient émerger dans des segments industriels plus lourds que le logiciel classique.
Skello affirme servir désormais des entreprises dans six pays et ambitionne de devenir un leader européen des outils RH pour le travail posté. L'entreprise fête ses 10 ans et se concentre sur les métiers de terrain, de la restauration à la santé. Son positionnement cible les organisations dont l'activité repose sur une présence physique des équipes. L'expansion géographique valide une demande qui dépasse le seul marché français.
Le produit de Skello est conçu pour les salariés payés à l'heure et organisés en horaires décalés ou postés. La plateforme couvre les besoins quotidiens des restaurants, bars, pharmacies, supermarchés, sociétés de nettoyage, usines et chantiers. Ce segment reste souvent moins bien servi par les logiciels RH pensés pour les employés de bureau. En se spécialisant, l'entreprise adresse un marché vaste mais historiquement fragmenté.
Skello gère les plannings, les disponibilités, les congés et les échanges de shifts, tout en couvrant une partie des tâches administratives liées au recrutement et à l'organisation du travail. Le logiciel n'exécute pas directement la paie, mais prépare les variables de paie pour des systèmes spécialisés puis récupère les fiches de paie. La promesse est d'éliminer des processus encore souvent manuels dans les PME. L'enjeu est autant opérationnel que financier, avec moins d'erreurs et une meilleure visibilité sur l'activité.