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Nvidia à 1 Md$ par jour, Vinted face au mur réglementaire européen

Tech leaderssamedi 31 octobre 2026· 2 vidéos

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Nvidia encaisse 1 Md$ par jour

Nvidia affiche une puissance financière hors norme, avec environ 1 milliard de dollars de revenus par jour et une marge brute de 75 %. Des projections évoquent un chiffre d’affaires pouvant atteindre 627 milliards de dollars en 2028, soit une échelle comparable aux plus grands groupes mondiaux du cloud et de la distribution. Cette rentabilité nourrit à la fois sa capacité d’investissement et les inquiétudes de ses clients sur une dépendance devenue structurelle. Le groupe défend ainsi bien plus qu’une position de fournisseur de puces : il protège le cœur économique de l’infrastructure de l’IA.

Google, OpenAI et AMD accélèrent

La concurrence autour des accélérateurs IA s’intensifie avec Google, OpenAI, AMD et plusieurs acteurs chinois. Google pousse ses TPU, tandis qu’OpenAI est présenté comme travaillant à son propre processeur pour réduire sa dépendance aux GPU Nvidia. En Chine, des développeurs de modèles comme DeepSeek se tournent vers des puces domestiques, ajoutant une dimension géopolitique à la bataille. Le marché évolue ainsi d’une compétition entre fabricants de semi-conducteurs vers une intégration verticale par les grands laboratoires et hyperscalers.

Anthropic renforce l’option TPU

Anthropic pourrait acheter pour plusieurs milliards de dollars de matériel lié aux TPU de Google, selon les informations citées. Un tel mouvement serait un signal important : les grands développeurs de modèles chercheraient désormais des alternatives crédibles aux plateformes dominées par Nvidia. Au-delà du volume d’achat, l’enjeu porte sur la validation industrielle d’une pile matérielle et logicielle concurrente. Si cette bascule se confirmait, elle pourrait redistribuer une partie du pouvoir de négociation dans l’IA générative.

Nvidia verrouille par l’écosystème

L’avance de Nvidia ne repose pas seulement sur ses puces, mais sur un ensemble mêlant acquisitions, logiciels open source, financement et influence commerciale. Cette stratégie lui permet de s’ancrer profondément dans les feuilles de route de ses clients et partenaires. Les rivaux peuvent proposer des composants moins coûteux ou plus spécialisés, mais ils doivent encore rivaliser avec une plateforme déjà standardisée dans l’industrie. Le véritable fossé concurrentiel se situe donc autant dans l’écosystème que dans la performance brute des semi-conducteurs.

Vinted reste petit à 10 Md€

Vinted a traité près de 10 milliards d’euros de ventes l’an dernier, ce qui en fait un poids lourd de la seconde main en Europe. Pourtant, l’entreprise estime rester modeste face au marché global de l’habillement, où environ 450 milliards d’euros de vêtements neufs sont vendus chaque année en Europe. Cet écart souligne que la revente n’est pas encore devenue le réflexe dominant des consommateurs. Pour Vinted, la croissance à venir dépend donc moins de gains marginaux que d’un basculement culturel du neuf vers l’occasion.

Thomas Plantenga a relancé Vinted

Thomas Plantenga, dirigeant néerlandais installé à Vilnius, n’était initialement attendu que pour une mission de conseil de cinq semaines. Il a finalement choisi de rester après avoir découvert une entreprise en difficulté mais portée par une équipe fondatrice jugée solide techniquement. Le redressement s’est appuyé sur une organisation plus disciplinée, une communication directe et des compétences complémentaires au sommet. Cette trajectoire illustre comment un opérateur peut transformer une quasi-crise locale en champion européen de plateforme.

Vilnius, base d’un champion européen

Le parcours de Vinted montre qu’un groupe technologique d’envergure continentale peut émerger depuis la Lituanie plutôt que depuis les hubs classiques d’Europe occidentale. Installée à Vilnius, l’entreprise s’est développée au-delà de son marché d’origine pour devenir un acteur majeur du commerce transfrontalier. Cette réussite nourrit le récit d’une tech européenne moins dépendante de Londres, Berlin ou Paris. Elle rappelle aussi que l’exécution opérationnelle peut compenser une géographie initialement perçue comme périphérique.

L’Europe freine la seconde main

Vinted met en avant le coût d’une réglementation fragmentée en Europe, qui complique l’expansion d’une plateforme pourtant pensée pour le transfrontalier. Pour une entreprise active sur plusieurs marchés, la multiplication des règles locales augmente les coûts opérationnels et ralentit l’harmonisation de l’expérience utilisateur. Ce constat dépasse le seul cas de la mode d’occasion et renvoie à une faiblesse récurrente du marché unique numérique européen. L’enjeu est désormais clair : faire de l’échelle européenne un avantage réel, et non un labyrinthe administratif.

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