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OpenAI a dévoilé à son Dev Day une offensive centrée sur Dots, des agents persistants capables d'agir en continu sur plusieurs canaux, et Space, un espace de travail collaboratif. La société a aussi présenté GPT-6.1 Soul, une API Decisions plus rapide et un nouveau palier d'abonnement à 500 $ par mois avec des limites nettement relevées. Dots sont décrits comme des assistants joignables via chat, SMS, e-mail, téléphone ou Slack, avec accès à un ordinateur cloud et à des milliers d'intégrations. Cette annonce confirme le virage d'OpenAI vers des collègues logiciels permanents plutôt que de simples chats ponctuels.
Avant l'annonce officielle, une fuite datée du 25 septembre laissait déjà entrevoir un assistant permanent chez OpenAI. Une capture d'écran montrait une offre ChatGPT Pro à 100 $ décrite comme Frontier Intelligence, avec mémoire, 100 Go de stockage, accès anticipé et un assistant « toujours actif ». Des éléments de configuration backend faisaient aussi apparaître le nom O, suggérant une identité persistante au-delà d'une session classique. L'ensemble relie clairement les premières spéculations à la stratégie désormais matérialisée par Dots.
Anthropic a lancé Claude Sonnet 5.5 en le positionnant comme un modèle intermédiaire proche de la frontière de pointe. L'entreprise affirme qu'il est jusqu'à 30 % plus rapide et 30 % moins cher que Sonnet 5, avec une fenêtre de contexte de 1 million de tokens et jusqu'à 128 000 tokens en sortie. Les tarifs annoncés tournent autour de 2 $ par million de tokens d'entrée et 10 $ en sortie, soit environ la moitié d'Opus 5.5 sur plusieurs lignes de coût. Dans des tests de génération de jeux et de code, Sonnet 5.5 s'est imposé par sa stabilité, sa qualité visuelle et son rapport performance-prix.
Microsoft repositionne Copilot comme une application de travail autonome plutôt qu'une simple couche ajoutée à Windows et Office. La nouvelle interface unifie chat, documents, code et automatisation, avec des agents capables d'agir au sein de Word, Excel et PowerPoint sous contrôle de l'entreprise. L'objectif est aussi de ramener dans le périmètre approuvé l'usage d'outils d'IA grand public par les salariés. Cette relance intervient alors que les agents persistants deviennent le nouveau terrain de concurrence entre Microsoft, OpenAI, Google et Anthropic.
OpenAI soutient qu'une brève « fenêtre des défenseurs » s'est ouverte en cybersécurité, les modèles avancés permettant encore aux entreprises de trouver et corriger des failles avant leur banalisation côté attaquants. La société affirme que plus de 1 milliard de personnes utilisent désormais GPT chaque semaine, tandis que la demande entreprise se concentre de plus en plus sur la sécurité. Des acteurs comme Standard Chartered et Sophos décrivent la même compression des délais d'exploitation, avec des usages orientés vers l'exploitabilité réelle plutôt que la simple détection de vulnérabilités. Sophos affirme même avoir réduit certains temps d'investigation de 38 minutes à 89 secondes grâce à l'automatisation pilotée par l'IA.
Figure affirme que Helix 2.5 améliore fortement les capacités domestiques de son humanoïde Figure 03 dans des maisons non préparées. Testé dans environ 30 maisons de la baie de San Francisco, le robot devait ranger 13 à 15 jouets, plier des serviettes et faire un lit complet. Le taux de réussite intégral serait passé de 9 % à 56 % grâce à une nouvelle méthode d'entraînement baptisée Index, fondée sur de vastes vidéos d'actions humaines. Le résultat alimente l'idée d'une loi d'échelle en robotique, mais ravive aussi les questions sur la sécurité, la vie privée et l'emploi.
Le sommet Trump-Xi du 23 septembre à Washington a confirmé que l'IA est désormais un dossier géopolitique au même niveau que le commerce, Taïwan ou l'Iran. Les deux puissances ont surtout convenu de poursuivre le dialogue sur les risques et bénéfices, sans cadre contraignant ni bascule vers une gouvernance multilatérale. Ce format bilatéral a éclipsé l'ONU et illustre le durcissement d'un duopole États-Unis–Chine sur les capacités avancées. En parallèle, le débat sur l'IA s'enracine aussi dans la politique intérieure, notamment autour de la présidentielle française de 2027 et des enjeux de souveraineté.
WCO affirme avoir montré un premier cas public d'auto-amélioration récursive en conditions contrôlées. Son agent AID s'est réécrit sur 100 tours pendant 8 jours, avec un agent « boss » évaluant des variantes d'un modèle « ouvrier » à budget constant et rejetant environ 90 % des tentatives. La société dit avoir obtenu sept améliorations successives, jusqu'à dépasser une version conçue à la main sur 2 ans. Si les résultats se confirment, ils renforcent l'idée que le rythme du progrès pourrait venir autant de boucles d'optimisation logicielle que de la seule hausse du calcul.