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OpenAI a profité de son Dev Day 2026 pour repositionner ChatGPT autour d’agents persistants baptisés Dots et d’un espace collaboratif nommé Space. Ces agents peuvent opérer dans le cloud, accéder à des applications tierces, conserver une mémoire de travail et remonter proactivement des alertes via SMS, e-mail ou Slack. L’entreprise parle d’un basculement du chatbot réactif vers un coéquipier logiciel capable de suivre des projets, corriger du code et gérer des tâches administratives. OpenAI affirme en parallèle dépasser 1,2 milliard d’utilisateurs hebdomadaires sur ChatGPT.
GPT-6.1 Sol s’impose comme la grande offensive tarifaire d’OpenAI, avec un prix affiché à 2 $ par million de tokens en entrée et 10 $ en sortie. Le modèle est présenté comme proche de GPT-6 Astra sur le code, l’usage informatique et certains workflows professionnels, pour environ un cinquième à un sixième du coût. Les comparatifs cités le placent aussi au coude-à-coude avec Opus 5.5, tout en consommant bien moins de tokens. Cette segmentation s’étend désormais de GPT-6 Astra à GPT-6 Luna, avec un écart de prix massif selon la vitesse et la capacité de calcul.
Anthropic relance la compétition avec Claude Sonnet 5.5, présenté comme plus de 30 % plus rapide et jusqu’à 30 % moins cher que Sonnet 5. Le modèle conserve une fenêtre de contexte de 1 million de tokens et peut produire jusqu’à 128 000 tokens en sortie, avec un tarif de 2 $ en entrée et 10 $ en sortie. Sur plusieurs benchmarks évoqués, il se rapproche des modèles de frontière tout en gardant un positionnement intermédiaire. Un test de génération de jeu lui attribue même le meilleur résultat global devant Sonnet 5, Opus 5.5 et Fable 5.1.
Google DeepMind a lancé en diffusion limitée Gemini 4 Argon, d’abord via son programme Fairwind auprès de partenaires cybersécurité et de testeurs de confiance. Le point marquant est sa sortie maximale portée de 64 000 à 1 million de tokens, un saut qui cible les tâches longues, multimodales et agentiques. La tarification promotionnelle annoncée, 2 $ en entrée et 10 $ en sortie, aligne Argon sur les offres agressives du moment. Après promotion, le prix remonterait à 4 $ et 20 $, tout en restant compétitif face aux rivaux américains.
Meta pousse l’automatisation personnelle avec Mus, lancé aux États-Unis et au Canada le 8 septembre. L’agent se connecte aux e-mails, calendriers et comptes bancaires pour réserver, acheter, téléphoner et gérer des tâches administratives, au point d’avoir dépassé ChatGPT sur le classement gratuit de l’App Store le 18 septembre. Son essor souligne le passage des assistants conversationnels à des produits qui agissent directement dans la vie quotidienne. Il ravive aussi les inquiétudes sur l’accès à des données ultra-sensibles et sur le rôle encore hybride de centres d’appels humains.
Dans la cybersécurité, la priorité se déplace de la simple détection de vulnérabilités vers l’évaluation de leur exploitabilité réelle. Standard Chartered teste Daybreak pour identifier des chemins d’attaque traversant API, identités, applications et frontières de confiance, tandis que Sophos affirme avoir réduit certains temps d’investigation de 38 minutes à 89 secondes grâce à l’IA. Le message commun est que la fenêtre de réaction des défenseurs se resserre à mesure que les modèles accélèrent aussi le travail des attaquants. Les acteurs insistent toutefois sur le maintien d’une supervision humaine pour les actions de réponse les plus risquées.
Deux approches cherchent à sortir du tout-LLM conversationnel. Hermes Agent, porté par Nous Research, veut découpler la mémoire, les outils et les routines du modèle sous-jacent afin de réduire la dépendance à un fournisseur et de rendre les workflows portables. Jev, à l’inverse, cible les micro-décisions structurées avec des probabilités calibrées, pour classer, router ou noter du texte plus vite et moins cher qu’un grand modèle génératif. Ensemble, ces initiatives signalent un marché qui se spécialise entre orchestration d’agents et moteurs de décision compacts.
Le sommet Trump-Xi à Washington a confirmé que l’IA s’installe au cœur de la rivalité stratégique entre les États-Unis et la Chine, sans déboucher sur un cadre international contraignant. Les deux capitales privilégient pour l’instant le dialogue bilatéral sur les risques plutôt qu’une gouvernance portée par l’ONU. En France, un débat à Marseille sur la présidentielle 2027 a montré l’écart entre l’importance du sujet et la faiblesse des propositions concrètes des grands camps. L’IA devient ainsi un enjeu politique majeur, de la souveraineté industrielle à l’emploi, mais encore mal traduit en programmes.